Tahar Ben Jelloun.
Mon bref résumé :
Récit d'une jeune Française née de parents Algériens. Elle nous confie ses difficultés dans la vie, ses espérances, ses combats...
Résumé de la 4e page de couverture :
Nous sommes les enfants des cités de transit, nous sommes arrivés sans que personne en soit prévenu, nous sommes des centaines descendus du bateau du soir qui attend que la lune soit voilée pour débarquer ses passagers sans papiers...
Quel pays est le mien? Celui de mon père? Celui de mon enfance? Ai-je droit à une patrie? Il m'arrive parfois de sortir ma carte d'identité. En haut et en majuscules : REPUBLIQUE FRANCAISE. Je suis fille de cette république-là. Signes particuliers : néant. Ils n'ont rien mentionné. Cela veut-il dire que je ne suis rien? Pas même "rebelle" ou "beur en colère"?
Avis personnel :
Extrait(s) :
"Retourner au pays... Ah, la belle promesse ! Mais quel pays? Le mien est irrigué par mon sang, sa carte est mon visage. C'est même pas la France, c'est le Val-de-Nulle-Part, ses provinces portent le nom de mes souvenirs d'enfance, jeux dans le parc, regard méfiant de la voisine, le ballon que j'offre un jour à David, le ballon que le père de David me rapporte... Mon père parlait de lui-même comme d'un vieux dattier transplanté sur la balcon d'une cité de banlieue. Moi, je suis plutôt du genre herbacée, sans doute de la mauvaise herbe, celle qui pousse n'importe où et qu'on arrache machinalement sans se poser de questions. A nous tous, nous faisons un immense terrain vague planté d'épineux, d'orties et de chiendent, nous risquons un jour de nous faire bouffer par une machine à tondre qui passera sur nos têtes pour les ratiboiser et rectifier l'énorme malentendu de notre existence."
