« Retour au blog de leslivres01

44/ Je l'aimais, d'Anna Gavalda

44/ Je l'aimais, d'Anna Gavalda
Auteur :
Anna Gavalda.

Mon bref résumé :
Chloé vient de se séparer d'Adrien, il est parti avec une autre. Bien sûr, elle souffre, mais fait son possible pour rendre heureuse des deux filles. Elle dialogue beaucoup avec le père d'Adrien, qui, lui aussi, a aimé une autre femme que la sienne... Cette relation n'a pas fonctionné durablement, il explique à Chloé sa déception, en avouant qu'il a tout gâché.

Résumé de la 4e page de couverture :
"On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder..."
A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte -un peu tard- que l'on s'est peut-être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. A sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Avis personnel :
Chloé écoute son beau-père se lamenter, lui raconter sa vie, il se confie à elle. Mais elle n'a pas forcément le coeur à comprendre la trahison qu'elle a vécu à cause de son fils. C'est un livre sympa à lire où transparaissent diverses émotions (tristesse, colère, etc.). On parle beaucoup plus d'un amour raté du beau-père que de la rupture du jeune couple, ce qui m'a étonnée, mais au final, l'histoire reste cohérente, l'auteur a juste pris un autre chemin. A lire !

Extrait(s) :
"-Vous m'énervez. Vous dites n'importe quoi. Vous ne pensez qu'à vous. Vous êtes fatigant à la fin. "Je ne veux pas que tu partes." Mais pourquoi vous me dites un truc aussi stupide? Je vous rappelle que ce n'est pas moi qui m'en vais... Vous avez un fils, vous vous en souvenez? Un grand garçon. Eh bien, c'est lui qui est parti. C'est lui ! Vous n'êtes pas au courant? Oh, c'est trop bête. Attendez, je vais vous la raconter, c'est une histoire amusante. Donc, c'était... C'était quand, déjà? Peu importe. Adrien, le merveilleux Adrien a fait ses valises l'autre jour. Mettez-vous à ma place, j'étais étonnée. Ah oui, parce que je ne vous ai pas dit, mais il se trouve que j'étais la femme de ce garçon. Vous savez, la femme, ce truc pratique qu'on emmène partout et qui sourit quand on l'embrasse. Donc, j'étais surprise, vous imaginez... le voilà avec nos valises devant l'ascenseur de notre appartement qui se met à geindre en regardant sa montre. Il geint parce qu'il est très énervé, le pauvre biquet ! L'ascenseur, les valises, bobonne et l'avion, quelle casse-tête ! Eh oui ! Parce qu'il ne fallait pas le rater l'avion, il y avait la maîtresse dedans ! Vous savez, la maîtresse, cette jeune femme impatiente qui vous agace un peu les nerfs. Pas le temps pour une scène de ménage, vous pensez... Et puis c'est d'un commun les scènes de ménage... Chez les Dippel, on ne vous a pas appris ça, hein? Les cris, les scènes, les mouvements d'humeur, c'est vulgaire, n'est-ce-pas? Oh oui, c'est vulgaire. Chez les Dippel, c'est never explain, never complain, tout de suite, c'est autre chode. C'est la classe."
# Posté le jeudi 25 octobre 2007 13:12
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 12:38

« Article précédent : 43/ Les raisins de la galère, de Tahar Ben Jelloun

Article suivant : 45/ Guide de l'enquête de terrain, de Stéphane... »