69/ Cliente, de Josiane Balasko

69/ Cliente, de Josiane Balasko
Auteur :
Josiane Balasko.

Mon bref résumé :
Marco est peintre, mais aussi escort boy pour payer ses fins de mois. Tout se complique lorsqu'une de ses clientes tombe amoureuse... Eh oui, ces choses-là ne se contrôlent pas !

Quatrième page de couverture :
Fanny et Marco sont mariés depuis quatre ans. Ils s'aiment. Mais, un jour, Fanny découvre le vrai métier de Marco : escort boy. Il vend ses charmes à des femmes riches et solitaires. Parmi ces dernières, Judith, animatrice d'une émission de télé-achat, qui s'est prise d'affection pour le jeune homme au point de le recevoir chez elle...
Les relations du trio vont-elles tourner au drame ou à la farce, au vaudeville ou à la comédie de moeurs? Actrice adorée du grand public, mais aussi scénariste et réalisatrice, Josiane Balasko nous fait passer du rire aux larmes avec autant de brio que de tendresse. C'est en vraie romancière qu'elle dépeint ce jeune couple amoureux et l'angoisse d'une femme libre, désemparée face à l'âge qui vient...

Prix à titre indicatif :
6.00 ¤

Avis personnel :
Ce que j'ai pensé de ce roman, en un mot : G.E.N.I.A.L ! A voir aussi, le film, qui est très fidèle au livre, réalisée par l'auteur elle-même ! Drôle quand il le faut, émouvant à d'autres moments, Balasko passe d'un sentiment à l'autre avec une grande finesse. Tendresse, amertume, cruauté, ce livre est à la fois léger et grave. On assiste à la construction et à la destruction du couple, au malaise causé par le trio : Fanny, Marco, Judith. Marco, simple et charmant, et surtout : marié. Fanny, son épouse, jeune, jolie et audacieuse. Judith, présentatrice de télé-achat, femme libre et libérée. Les relations se font et se défont, elles n'en finissent pas de bouleverser chacun des personnages. On suit les personnages avec intérêt et curiosité, c'est un plaisir immense. Josiane Balasko nous livre un roman vif, profond et profondément humain. Premier roman, première réussite. L'adaptation sur grand écran rend ce livre encore plus vivant.

Extrait(s) :
# Posté le mercredi 01 octobre 2008 12:35
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:02

70/ L'établi, de Robert Linhart

70/ L'établi, de Robert Linhart
Auteur :
Robert Linhart.

Mon bref résumé :

Un intellectuel entre dans une usine Citroën en tant qu'ouvrier spécialisé pour comprendre le monde ouvrier et entraîner une révolte.

Quatrième page de couverture :

L'Etabli, ce titre désigne d'abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s'embauchaient, "s'établissaient" dans les usines ou les docks. Celui qui parle ici a passé une année, comme OS2 dans l'usine Citroën de la porte de Choisy. Il raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, il raconte aussi la résistance et la grève. Il raconte ce que c'est, pour un Français ou un immigré, d'être ouvrier dans une grande entreprise parisienne. Mais l'Etabli, c'est aussi la table de travail bricolée où un vieil ouvrier retouche les portières irrégulières ou bosselées avant qu'elles passent au montage. Ce double sens reflète le thème du livre, le rapport que les hommes entretiennent entre eux par l'intermédiaire des objets : ce que Marx appelait les rapports de production.

Prix à titre indicatif :



Avis personnel :

Robert Linhart, sociologue français engagé, est un personnage charismatique. Il entre à l'usine Citroën pour contribuer à la mobilisation des ouvriers. On le voit confronté à de multiples difficultés, il circule de poste en poste, avec maladresse. S'il a écrit L'établi, c'est pour décrire le travail à la chaîne, la "mécanique humaine", la déshumanisation du travail des ouvriers. C'est aussi bien sûr pour tirer la sonnette d'alarme, pour démontrer que les hommes tentent de rester finalement des hommes libres, à travers des comportements palliant un peu les difficultés physiques et morales de l'usine. La grève au sein de l'usine ne durera qu'une semaine, mais sera suivie par la majorité des ouvriers. Robert Linhart parvient à nous toucher, à travers une description des plus pointues de leur quotidien. En définitive, ce récit ne se déprécie pas avec l'âge : notre société se trouve encore largement entourée par une logique capitalisme, qui englobe rendement et productivité, se moquant de la condition des travailleurs. C'est un grand classique à lire et à faire lire.

Extrait(s) :

"Emietté, éclaté en gestes insignifiants indéfiniment répétés, notre travail peut être un supplice. Nous l'oublions parfois, quand la relative torpeur et la régularité de l'atelier nous ouvrent le fragile refuge de l'habitude. Mais eux, les chefs, ne l'oublient pas. Ils savent que le moindre accroissement de la pression, la moindre accélération de cadence, le moindre harcèlement de leur part, font voler en éclats cette mince coquille où il nous arrive de trouver refuge. Plus d'abri pour personne. Et nous voici à vif, la fatigue multipliée par l'énervement, prenant de plein fouet ce travail d'OS pour ce qu'il est : insupportable."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 08 octobre 2008 11:51
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:02

71/ La place, d'Annie Ernaux

71/ La place, d'Annie Ernaux
Auteur :
Annie Ernaux

Mon bref résumé :

Annie Ernaux raconte la vie de son père, avec beaucoup de tendresse.

Quatrième page de couverture :

La narratrice, qui n'est autre que l'auteur, a perdu son père l'année où elle est devenue professeur. Cette mort, à laquelle elle a assisté, a marqué sa conscience d'une manière indicible. Plusieurs années après, elle entreprend le récit de la vie de son père, d'abord garçon de ferme, puis ouvrier d'usine, petit commerçant enfin. Se fondant sur des faits, des photos, des souvenirs de scènes précises et de phrases souvent entendues, elle rend sensible la condition de son père, la faible marge de liberté qui lui fut accordée pour se faire sa "place au soleil". Surtout, elle s'attache à décrire cette distance séparant peu à peu une fille, étudiante, mariée bourgeoisement, d'un père travailleur manuel qu'elle aime et qui l'adore.
Mais Annie Ernaux ne ressuscite pas seulement l'image d'un père, elle met au jour avec minutie tout un héritage culturel, coutumes, goûts, valeurs, l'héritage culturel des dominés, qu'elle a dû oublier pour monter dans l'échelle sociale.
Les difficultés et la psychologie du petit commerçant, les humiliations sociales, la déchirure de classe à l'intérieur même de la famille, tout cela est relaté avec pudeur et force dans un style dépouillé à l'extrême, qui donne à cette oeuvre une densité bouleversante.

Prix à titre indicatif :



Avis personnel :

Annie Ernaux a l'habitude d'écrire des livres à caractère biographique. Ici, elle nous propose un récit délicat, qui rend hommage à un père, qui met l'accent sur le changement de "place", mais pas de classe. Annie Ernaux rassemble ses souvenirs sur toute sa jeunesse, en fait ressortir beaucoup de nostalgie mais aussi beaucoup de tendresse, dans une écriture plate, simple. Si cette écriture est plate, c'est d'ailleurs pour ne pas tenir à distance ses parents, qui l'ont élevée dans la simplicité.

Extrait(s) :

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 12:55
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:03

72/ Balle de match, d'Harlan Coben

72/ Balle de match, d'Harlan Coben
Auteur :
Harlan Coben.

Mon bref résumé :
Valérie Simpson, ex-grande championne du tennis, est tuée à quelques centaines de mètres du court central où joue le très talentueux Duane Richwood. Myron se met à enquêter : quel lien pourrait-il y avoir entre Duane et Valérie?

Quatrième de couverture :
Dans le monde du tennis professionnel, certains n'hésitent pas à remplacer la balle jaune par une autre d'un plus petit calibre aux effets mortels. Comme celle qui a mis définitivement fin à la carrière de l'ancienne championne Valérie Simpson, par exemple. Pour l'agent sportif Myron Bolitar, c'est une nouvelle enquête semée d'embûches qui commence. Qui avait intérêt à tuer Valérie? Et pourquoi celle-ci a-t-elle cherché à le joindre la veille de son assassinat, après un long silence? Quel rapport enfin entre elle et le protégé de Myron, Duane Richwood, la star montante de la raquette américaine? Personne ne semble très enclin à répondre à ces questions. Alors quand la mafia et un sénateur véreux s'en mêlent, Myron comprend que le jeu va être décisif...

Prix à titre indicatif :
6.80¤

Avis personnel :
Une enquête bien ficelée, Harlan Coben nous habitue à ses chefs d'oeuvre. Dans celui-ci, il nous entraîne dans le monde du tennis professionnel, avec toute la corruption qui va avec, la pression exercée sur les joueurs. C'est notamment à cause de son entraîneur que Valérie sombre dans la dépression. Myron Bolitar mène l'enquête selon un rythme endiablé. Il cherche s'il y a un lien entre elle et Duane Richwood (petite aventure?), et remonte dans le passé. Il ressort les vieilles histoires pour trouver qui aurait pu tuer une jeune femme belle, talentueuse et innocente : Valérie. Le coupable n'est pas celui qu'on pense, on se "tue" à le trouver, si je puis dire..., mais on ne le trouve pas ! Coben est plus fort que nous, il ne nous donne la clé de qu'à la fin ! Quand j'ai refermé le livre, je n'ai su dire qu'une chose : "Waouh !". Merci Monsieur Coben, j'en redemande encore (et toujours !), vous réussissez toujours à me faire froid dans le dos.

Extrait(s) :


Critique du mag'à'lire de février 2009
# Posté le jeudi 08 janvier 2009 08:16
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:04

73/ J'ai épousé un inconnu, de Patricia MacDonald

73/ J'ai épousé un inconnu, de Patricia MacDonald
Auteur :
Patricia MacDonald.

Mon bref résumé :
Emma et David ont prévu de se marier. Mais ils n'avaient pas prévu que le jour de leur noces, un individu mal intentionné en viendrait à tenter d'assassiner Emma à coup de hâche...

Quatrième page de couverture :
Ils sont jeunes mariés. Bientôt un enfant. Le bonheur parfait. Pour leur lune de miel, Emma et David ont choisi une simple cabane dans la forêt. Mais l'escapade amoureuse vire à la tragédie. Attaquée par un homme masqué armé d'une hache, Emma est secourue par un chasseur, qui est tué par le criminel. Pour la police, aucun doute : David est le suspect numéro 1. Et les preuves s'accumulent : son étrange refus de coopérer, son absence inexpliquée au moment des faits, la fortune de la jeune femme dont il hériterait... Le doute, ravageur, s'immisce alors dans l'esprit d'Emma. Connaît-elle vraiment l'homme qu'elle a épousé?

Prix à titre indicatif :
7.50 ¤

Avis personnel :
J'avais déjà lu un de ses livres, Personnes disparues, et cela se confirme : les polars de Patricia McDonald, on en fait qu'une bouchée. Le résumé en 4e de couverture m'avait accrochée, et je peux assurer que je n'ai pu me décrocher du contenu. Pendant les 50 premières pages, on assiste à de jolies scènes romantiques, de beaux instants de complicité entre David et Emma, des moments de tendresse, ce qui contraste avec le reste du livre, qui est une véritable course à l'assassin. La scène du crime m'a glacée : David et Emma ont tout pour être heureux, ils viennent de se marier et s'apprêtent à vivre leur nuit de noces dans un chalet, lorsque quelqu'un s'y introduit en vue de tuer Emma -David étant sorti couper du bois-. Tous les indices font de lui le suspect numéro un. Son alibi n'est pas vérifiable, et il est soupçonné de vouloir hériter de la fortune de sa femme. La position d'Emma est fragile, elle ne sait plus qui croire : son mari, ou alors les policiers et ses amies qui doutent des bonnes manières de David? Après tout, ils ne se connaissent que depuis 6 mois... Ce livre est à en dormir debout, une scène quotidienne peut devenir une horreur. En effet, le plus beau jour de leur vie se transforme en un véritable cauchemar, et en tant que lectrice, j'ai suivi avec un grand intérêt les avancées de l'enquête, dans un climat qui est plutôt angoissant. Douter en l'amour de sa vie est malsain. Emma et David ont-ils filé un (trop) parfait amour? Vont-ils ressortir indemnes de ces évènements? On se rendra vite compte que David cache beaucoup de choses à sa femme... Je vous invite à découvrir ce thriller, à travers ces pages remplies de dialogues, à travers un style simple. Aucune fioriture dans ce livre, et le suspens est (presque) garanti jusqu'à la fin (j'ai quand même réussi à détrousser le coupable quelques chapitres avant le dénouement). Emma et David arriveront-ils à retrouver une vie normale et à rester aussi amoureux malgré les évènements douloureux qu'ils traversent?

Extrait(s) :
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 11 janvier 2009 14:38
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:04