84/ Dans les bois, d'Harlan Coben

84/ Dans les bois, d'Harlan Coben
Auteur :
Harlan Coben.

Mon bref résumé :
La soeur de Paul a disparu depuis vingt ans, il part à sa recherche... A-t-elle vraiment été assassinée?

Quatrième page de couverture :
Eté 1985, New Jersey. Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, il abandonne quelques heures son poste. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa soeur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera leur mort à un tueur en série qui sévissait dans la région.
Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Perez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd'hui? Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...

Avis personnel :
Quatre jeunes assassinés, il y a une quinzaine d'années. Voilà notre enquête. On se met en piste avec Paul Copeland, qui cherche avec ferveur l'assassin de sa soeur Camille et part à la chasse aux fantômes. Un très bon thriller, dynamique, vivant, efficace, comme d'habitude avec Harlan Coben. J'ai une fois de plus pris beaucoup de plaisir à le dévorer. Pour moi la magie de ses histoires est toujours là. On est loin d'imaginer ce qui s'est réellement passé cet été-là dans les bois, les pires évènements surgis dans une colonie de vacances. Des histoires qui s'entrecroisent, beaucoup de suspens, pas question que le rythme s'essoufle, et une fin qui change de celles auxquelles nous habituent l'auteur : la réflexion est engagée quant à une éventuelle possibilité de recommencement, de "seconde chance"... Pour moi c'est une superbe chute. Monsieur Coben ne me déçoit jamais !

Extrait(s) :)

# Posté le mardi 28 avril 2009 13:05

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 14:33

85/ Que serais-je sans toi?, de Guillaume Musso °°°COUP DE COEUR°°°

85/ Que serais-je sans toi?, de Guillaume Musso °°°COUP DE COEUR°°°
Auteur :
Guillaume Musso.

Mon bref résumé :
Avec le temps, Gabrielle s'est éloigné de Martin, son premier amour, et Archibald, son père. Elle les retrouve tous deux un jour, à la même heure. Mais ils se haïssent... Gabrielle va devoir faire un choix entre les deux hommes qui font partie de sa vie. Quel dilemme !

Quatrième page de couverture :
Gabrielle a deux hommes dans sa vie. L'un est son père, l'autre est son premier amour. L'un est un grand flic, l'autre est un célèbre voleur. Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son coeur. Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie. Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel. Gabrielle refuse de choisir entre les deux, elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensemble. Mais il y a des duels dont l'issue inéluctable est la mort. Sauf si...

Avis personnel :
En tant que fan de Musso et de son talent, je me devais de lire celui-ci dès sa sortie ! En plus, dédicacé (merci Chistelle !) ! Ce livre est encoure bourré de suspense et de romantisme. Musso alterne les chapitres selon les points de vue des personnages. Il a l'art de transporter ses lecteurs du début à la fin. Le dénouement est à la fois terrifiant, inattendu, et finalement si inévitable ! Mes moments préférés : le vol d'un tableau de Van-Gogh d'Archibald au musée, l'Arsène Lupin des temps modernes, la course de Martin qui se met à sa poursuite. Ces deux personnages sont malins, malicieux, mais ne savent pas que leurs vies sont liées. Ils nous entraînent dans leur vice, et nous, on n'a plus qu'à les suivre, pour savoir jusqu'où ils iront. Ils sont tout aussi perdus que Gabrielle, malgré ce que laissent penser les apparences. Tellement beau et touchant. Bronzer sur ma terrasse en compagnie de Guillaume fut un véritable plaisir ! Je trouve que dans la première partie il passe beaucoup de temps à décrire les deux personnages, mais ce n'est que pour faire grandir le suspens, pour nous forcer à savourer chacune de ces pages ! Grand coup de chapeau notamment pour la troisième partie, "la compagnie des anges", avec la zone des départs, qui est sublîme. Seul Musso est capable d'écrire avec autant de magie. Il fallait bien qu'il fasse allusion à la vie et à la mort, ses thèmes de prédilection, à ce tunnel dont il a l'habitude de nous parler. Une allusion à son passé (page 80-81), son accident, est une touche très subtile, j'ai beaucoup apprécié ! Musso mêle fiction et réalité, et met un peu de lui dans ses personnages. Sans oublier les références aux personnages d'autres romans et la petite note aux lecteurs "entre nous" très touchante. C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est l'amour d'un père pour sa fille, d'un homme pour une femme. Superbe. Il confectionne sensiblement la même recette pour chaque livre, mais ne dit-on pas que c'est en gardant la même équipe que l'on gagne? Il continue à me séduire, je ne m'en lasse pas.Merci à Musso de me transporter et de me faire voyager à travers le temps et l'espace. Vivement les prochains livres !

Extrait(s) :
A venir.

Critique dans le mag'à'lire de juillet 2009

# Posté le lundi 15 juin 2009 13:34

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 16:05

86/ Madeleine, d'Amanda Sthers

86/ Madeleine, d'Amanda Sthers
Auteur :
Amanda Sthers.

Mon bref résumé :
Une quadragénaire tombe amoureuse d'un parisien de passage, elle n'arrive pas à se défaire de son image...

Quatrième page de couverture :
Il l'a vouvoyée. Il n'a parlé de rien. Ni de maisons, ni de ce lit, ni de cette fois. Est-ce un rendez-vous? Une deuxième visite? Il a donné l'heure d'arrivée de son avion. Le même, même jour. Déjà deux mois plus tard. Le souvenir est bien là, brûlant sur les cuisses de Madeleine. Est-ce qu'il faut aller chez le coiffeur? Du noir, ça mincit mais la peur aussi, le lointain. Du marine? Du marron? Du temps, pas beaucoup? Que dit-elle? Elle dit oui, je vous attendrai. Le silence est long. "Vous me reconnaîtrez?" essaie-t-elle. Il ne répond même pas. Elle ne sait pas comment on attrape un homme, ils lui glissent entre les doigts comme du vif-argent, et celui-là est bien plus qu'un homme. Il est celui qu'elle aime, celui qu'elle attendait.

Avis personnel :
Au début, j'étais un peu perdue. Castellot cherche une maison, Madeleine lui en fait visiter plusieurs. On s'immisce dans le passé et l'intiité de l'un et de l'autre, on ne sait pas trop ce qui peut être palpitant dans cette histoire. C'est à petits pas qu'Amanda Sthers nous emmène dans un univers rempli de mélancolie... Les phrases sont courtes, le style est bon, saccadé, simple. On se prend parfois à rire et à sourire à travers son écriture qui peut passer du coq à l'âne. Les phrases incisives nous font d'ailleurs penser à l'écriture d'Olivier Adam. Le parisien est une véritable obsession pour Madeleine, ça en devient émouvant, mais cela ne suffit pas. Même si la lecture est facile et agréable, le livre manque de contenu. Amanda Sthers m'a déçue, pourtant, je pense que c'est une femme bourrée de talent, quand on voit le film qu'elle vient de réaliser, Je vais te manquer, qui est magnifique, autant du point de vue du scénario que de la mise en scène.

Extrait(s) :
"Madeleine marche doucement. Elle a peur de tomber à nouveau. Elle l'espère aussi. Tomber pour ne plus se relever. Arrêter de souffrir, tuer le souvenir de Castellot dans sa chute, pourvu qu'il se fracasse sur le bitume. Devant sa maison, Madeleine hésite. Elle ne veut pas rentrer. Elle pense à prendre un train pour Paris afin de le retrouver. Mais il fait déjà nuit. Il faut garder ce courage au fond d'elle-même jusqu'au lendemain. Aller chercher Castellot. Madeleine met une cassette dans son walkman et écoute de la musique dans son lit jusqu'à être abrutie de fatigue, jusqu'à être persuadée de ne pas être seule. C'est Jeanne Mas. Elle est Jeanne Mas, elle chante fort sans entendre sa voix. Elle en crie. Elle en pleure. Elle s'abrutit jusqu'à l'épuisement. Elle s'endort avec le casque sur les oreilles. Le réveil sonne depuis vingt minutes. Madeleine l'entend enfin. Elle a mal à la tête. Elle a dû dormir quelques heures. Elle devrait déjà être à l'agence. Elle n'a jamais raté une journée de travail, M. Kerguikou non plus."

Critique dans le mag'à'lire d'août 2009

# Posté le jeudi 25 juin 2009 14:22

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 14:48

87/ Innocent, d'Harlan Coben

87/ Innocent, d'Harlan Coben
Auteur :
Harlan Coben

Mon bref résumé :
Matt est un ancien taulard. Aujourd'hui, il a récupéré une vie normale et appréciable, il est un homme heureux, jusqu'au jour où quelqu'un le fait chanter en lui faisant croire que sa femme le trompe. Cette histoire va prendre de grosses proportions, et nous emmener dans le passé... Le conte de fées s'arrête, le cauchemar recommance pour le truand et sa belle... qui sont bien décidés à se battre pour la vie qu'ils essaient de construire ensemble, une vie simple et heureuse.

Quatrième page de couverture :
Un ami en danger. Une bagarre qui dégénère. Un accident. A vingt ans, Matt Hunter est devenu un assassin. Treize ans plus tard, il mène enfin une vie paisible avec la femme qu'il aime, Olivia, enceinte de leur premier enfant. Et puis un jour, sur son portable, il reçoit une vidéo d'Olivia dans une chambre d'hôtel en compagnie d'un inconnu. Le cauchemar recommence...

Avis personnel :
Ce qui est bien vu, dans ce livre, c'est que Coben démarre en s'adressant à nous : "vous avez tué quelqu'un". Assez surprenant, choquant aussi peut-être? En tout cas, intriguant. On a l'impression d'être le héros, mais seulement lors du prologue et de l'épilogue (cela aurait été sympa de s'adresser à nous en tant que Matt tout au long du livre). J'ai beaucoup apprécié ce thriller, l'auteur nous démontre encore une fois que l'amour est plus fort que tout. C'est un roman humain, avec beaucoup de sentiments, d'appréhension et de courage. Lorsqu'on se retourne vers le passé, on n'en ressort jamais indemnes, et les machinations sont bel et bien de rigueur... Ce n'est pas du tout une histoire d'adultère, il faut simplement comprendre que passé et présent ne font pas bon ménage. Quant à la présence de l'enquêtrice à la Crim' Loren Muse, cela fait plaisir de la retrouver, c'est vraiment une enquêtrice de renom, une femme très déterminée et qui a du cran ! Histoire palpitante d'autant plus qu'un membre du FBI semble lié à l'affaire. On assiste une fois de plus à une enquête dont seul Mr Coben détient les ficelles. Du rythme, du suspense, de l'humour à la Coben, les mêmes ingrédients que d'habitude, et il réussit toujours à nous emmener loin, très loin... La vérité n'est pas toujours bonne à savoir, le sol peut se dérober à tout moment, nous sommes loin d'imaginer le calvaire vécu pour Olivia... Mais à la fin (comme d'habitude !), tout est bien qui finit bien !

Extrait(s) :
A venir !!

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 16:21

Modifié le lundi 20 juillet 2009 08:29

88/ Le magasin des suicides, de Jean Teulé

88/ Le magasin des suicides, de Jean Teulé
Auteur :
Jean Teulé.

Mon bref résumé :
Une famille tient un magasin des suicides. Tout se passe bien, jusqu'au jour où Alan, le petit dernier, commence à faire des risettes aux clients... Et des misères à ses parents !

Quatrième page de couverture :
Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

Avis personnel :
Depuis le temps que j'en ai entendu parler ! J'ai toujours hésité à l'acheter, et devant les points de vue divergents à son sujet, je me le suis procurée, il fallait bien que je me force ma propre opinion. Et je ne regrette pas ! Ce livre - sarcastique, cynique à souhait - est à prendre avec légéreté, il est bourré d'humour noir, d'humour grinçant, ce qui n'est pas si courant dans les romans ! Une belle surprise ce petit livre... Prendre pour sujet la mort, un thème aussi grave et le tourner en dérision, chapeau, quel talent, quelle originalité ! J'ai beaucoup aimé le personnage d'Alan, le vilain petit canard, le "lutin rose" tel qu'il est désigné- heureux, joyeux, souriant, pétillant, qui prend la vie comme elle vient -qui gâche le plaisir de ses parents et sème le trouble dans sa famille pour le moins étonnante, propriétaire du magasin des suicides... Drôle de commerce (et il y a du choix ! Cordes, fioles à poison... Le magasin offre la possibilité de se tuer, même à ceux qui ont peu de moyens) ! Mais le pire, c'est que ce genre de boutique pourrait bien finir par exister ! Au sujet de la chute, j'en reste estomaquée ! Irrésistible ! Ah, quand même, des parents qui ne lisent pas des contes à leurs enfants pour les endormir mais leur racontent en détail le suicide de Cléopâtre, c'est quand même assez rare ! Un vendeur qui souhaite une belle mort à son client, une éducation qui prône les cauchemars et le désespoir, un gâteau d'anniversaire en forme de cercueil (un anniversaire fêté est un an de moins à vivre !). Plein de petites choses dans ce bouquin qui nous prennent à rire et à sourire (justement rires et sourires qui sont les ennemis du magasin). J'adhère ! Le message caché? La vie vaut la peine d'être vécue, il ne faut jamais désespérer ! - dixit Alan - qui a pour mission de véhiculer l'espoir et la confiance en l'avenir. Seul petit bémol : les derniers chapitres, sont un peu lents...

Extraits :
"Un chemin qui mène à une maison avec une porte et des fenêtres ouvertes devant un ciel bleu où brille un grand soleil !... Et alors, il n'y a pas de nuages ni de pollution dans ton paysage? Où sont-ils les oiseaux migrateurs qui nous fientent les virus asiatiques sur la tête et où sont-elles les radiations, les explosions terroristes? C'est totalement irréaliste. Viens plutôt admirer ce que Vincent et Marilyn dessinaient à ton âge !"

"Regarde ce dessin de Marilyn comme il est sombre et celui-là, de Vincent : des barreaux devant un mur de briques ! Là, je dis oui. Voilà un garçon qui a compris quelque chose à l'existence !... Ce pauvre anorexique qui souffre de tant de migraines qu'il croit que son crâne va éclater sans le bandage... Mais lui, c'est l'artiste de la famille, notre Van Gogh !"

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 05:52

Modifié le lundi 20 juillet 2009 05:10